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Gaz : les fournisseurs les moins chers en 2026

Le prix repère du gaz a fortement augmenté en 2026. Voici les offres les moins chères d’octobre selon votre usage, le match entre prix fixe et indexé, et la méthode pour vérifier qu’une offre est vraiment la plus avantageuse pour votre foyer.

06/10/2026
12 min.
bonbonne gaz

Le prix du gaz a fortement augmenté depuis le printemps, et le prix repère de la CRE a encore augmenté de 6,3 % en octobre. Changer de fournisseur reste le moyen le plus rapide d’alléger sa facture, à condition de savoir où chercher. Nous présentons d’abord les offres les moins chères du moment pour un logement chauffé au gaz, pour la cuisson et l’eau chaude et pour le gaz vert, puis nous expliquons pourquoi les comparateurs ne s’accordent pas toujours. Nous voyons ensuite si le prix fixe ou l’offre indexée l’emporte en 2026, en partant du prix repère. Vous trouverez aussi la méthode pour vérifier qu’une offre est la moins chère pour vous, à partir de votre classe de consommation, de votre zone tarifaire, de la fiche descriptive et du comparateur du médiateur. Nous passons enfin en revue les critères à regarder en plus du prix, comme le service client, les offres en ligne et les offres couplées, ainsi que les démarches pour changer de fournisseur.

Quels sont les fournisseurs de gaz les moins chers en octobre 2026 ?

Le classement change selon l’usage que l’on fait du gaz : nous présentons d’abord les offres les moins chères pour un logement chauffé au gaz, puis pour la cuisson et l’eau chaude, et enfin pour le gaz vert. Nous expliquons ensuite pourquoi deux comparateurs affichent rarement le même podium.

Le classement pour un logement chauffé au gaz

Pour un foyer qui se chauffe au gaz, cinq offres sortent du lot en octobre. Nos calculs portent sur une consommation de 11 370 kWh par an en zone tarifaire 1 et additionnent l’abonnement et les kWh consommés, toutes taxes comprises. Au prix repère d’octobre, fixé par la CRE à 0,1456 € TTC le kWh pour le chauffage, ce foyer paierait environ 2 016 € sur l’année.

Classement des cinq offres de gaz les moins chères en octobre 2026 pour un logement chauffé au gaz, d’EDF Avantage Gaz 2 ans à TotalEnergies Fixe 2 ans, avec leur écart au prix repère
Classement des cinq offres de gaz les moins chères en octobre 2026 pour un logement chauffé au gaz, d’EDF Avantage Gaz 2 ans à TotalEnergies Fixe 2 ans, avec leur écart au prix repère

Calcul pour 11 370 kWh/an en zone 1, grilles en vigueur en octobre 2026. Budget au prix repère : 2 016 €/an.

L’offre d’EDF permet d’économiser environ 156 € par an par rapport au prix repère, soit 13 € par mois. Entre la première et la cinquième place, l’écart ne dépasse pas 90 € sur l’année. Le cas d’Ekwateur montre qu’il ne suffit pas de regarder le prix du kWh. Son offre affiche le kWh le moins cher du classement, à 0,1246 € TTC, mais son abonnement atteint 517 € par an, contre 341 € chez EDF, ce qui la relègue au quatrième rang. Gaz de Bordeaux peut aussi surprendre : malgré son nom, ce fournisseur vend ses offres dans toute la France.

Les offres les moins chères pour la cuisson et l’eau chaude

Un foyer qui utilise le gaz seulement pour cuisiner et produire son eau chaude consomme beaucoup moins, souvent autour de 3 000 kWh par an. Le kWh lui coûte plus cher, puisque le prix repère monte à 0,1783 € TTC sur ce profil, et l’abonnement pèse davantage dans la facture.

Comparaison des offres de gaz d’EDF, Engie et TotalEnergies avec le prix repère pour 3 000 kWh par an : abonnement, prix du kWh et budget annuel TTC
Comparaison des offres de gaz d’EDF, Engie et TotalEnergies avec le prix repère pour 3 000 kWh par an : abonnement, prix du kWh et budget annuel TTC

Calcul pour 3 000 kWh/an en zone 1, grilles au 1er octobre 2026.

Ce tableau montre bien le poids de l’abonnement. Le kWh d’EDF coûte un peu plus cher que celui du prix repère, et pourtant l’offre arrive en tête grâce à son abonnement de 10 € par mois. Engie fait jeu égal en suivant la logique inverse, avec un abonnement plus élevé et un kWh plus bas. Plus la consommation est faible, plus l’abonnement compte : un foyer qui n’utilise le gaz que pour la cuisson a donc intérêt à comparer d’abord ce montant.

Les offres de gaz vert les moins chères

Le gaz vert, ou biométhane, provient de la méthanisation de déchets agricoles et organiques. Les fournisseurs l’injectent dans leurs offres en proportion variable et justifient cette part au moyen de garanties d’origine. Fait notable : trois des cinq offres les moins chères de notre classement contiennent déjà du biométhane. Il s’agit de Novafixe Biogaz chez Gaz de Bordeaux, de Gaz Référence 3 ans chez Engie, qui intègre 5 % de gaz vert, et de l’offre d’Ekwateur, qui en contient 15 %.

Ces offres restent partiellement vertes. Une offre 100 % biométhane coûte nettement plus cher. Chez ilek, l’offre « Mon producteur local de gaz vert » facture un abonnement de 36,53 € par mois et un kWh à 0,1652 € TTC. Pour notre foyer chauffé au gaz, la facture dépasserait 2 300 € par an, soit environ 300 € de plus qu’au prix repère.

Pourquoi les classements diffèrent d’un comparateur à l’autre

Si vous consultez plusieurs comparateurs, vous ne trouverez pas toujours le même podium. Certains placent EDF, Gaz de Bordeaux et Engie en tête, d’autres mettent en avant Ohm Énergie, Octopus Energy ou Vattenfall. Aucun ne se trompe forcément, car chacun calcule à partir d’hypothèses qui lui sont propres.

Le profil de consommation retenu joue en premier. Quelques centaines de kWh de plus ou de moins suffisent à inverser deux offres séparées de quelques euros. La zone tarifaire, qui dépend de la commune, modifie aussi le coût d’acheminement et donc le prix final. La date du relevé compte également : le prix repère change chaque mois et les fournisseurs revoient régulièrement leurs offres à prix fixe, si bien qu’un classement établi au début du mois peut être dépassé quinze jours plus tard. Viennent enfin les choix de méthode. Un comparateur peut intégrer ou non les remises temporaires, écarter les offres couplées gaz et électricité ou ne référencer qu’une partie des fournisseurs, notamment ceux avec lesquels il a un partenariat commercial.

Le plus fiable consiste donc à repérer les offres qui reviennent en haut de plusieurs classements, comme celles d’EDF et d’Engie ce mois-ci, puis à faire le calcul avec sa propre consommation.

Prix fixe ou indexé : quelle offre est la moins chère en 2026 ?

Pour trancher, il faut d’abord comprendre le prix repère de la CRE, qui sert de base à toutes les comparaisons, puis voir pourquoi le prix fixe a pris l’avantage en 2026. Nous terminons par les situations où une offre indexée garde un intérêt.

Le prix repère de la CRE, la référence pour comparer

Depuis la fin des tarifs réglementés du gaz, le 30 juin 2023, aucun prix n’est plus imposé aux fournisseurs. Pour donner un point de repère aux ménages, la Commission de régulation de l’énergie publie chaque mois un prix repère de vente du gaz. On ne peut pas y souscrire directement, mais il sert d’étalon pour juger une offre, et une partie des contrats du marché y sont indexés.

Ce prix additionne plusieurs postes : le coût d’achat du gaz sur les marchés, les frais d’acheminement et de stockage, les coûts commerciaux du fournisseur, puis les taxes. La part « approvisionnement » est celle qui varie le plus d’un mois à l’autre. En octobre 2026, le prix repère moyen tous usages confondus, s’établit à 182,88 € TTC le MWh, contre 172,05 € en septembre, ce qui représente une hausse de 6,3 % en un mois. Pour un ménage dont l’offre suit ce prix, la facture d’octobre augmente en moyenne de 5,28 € TTC.

Pourquoi le prix fixe a l’avantage dans le contexte de 2026

L’année avait pourtant bien commencé, avec des prix bas pendant l’hiver. Le déclenchement de la guerre en Iran, fin février, a changé la donne : les cours du gaz ont grimpé et le prix repère a bondi de 15,4 % en mai. Après un léger repli de 0,8 % en août, la hausse a repris avec 5,6 % en septembre, puis 6,3 % en octobre. Le prix repère de novembre, déjà publié, prévoit encore 8,3 % de plus pour le chauffage, soit 12 € TTC supplémentaires en moyenne sur la facture du mois. Si les marchés restent stables d’ici décembre, la CRE estime que la facture annuelle 2026 dépassera celle de 2025 d’environ 10 %, ce qui représente près de 120 € de plus par ménage.

Dans ce contexte, les ménages qui avaient bloqué leur prix s’en sortent mieux. Ils représentaient environ 40 % des clients résidentiels à la fin de 2025 et échappent à ces hausses pendant toute la durée de leur contrat. C’est aussi ce qui explique le classement présenté plus haut : les trois offres les moins chères du moment, chez EDF, Gaz de Bordeaux et Engie, sont toutes à prix fixe, avec un blocage de deux ans chez EDF et de trois ans chez Engie.

Le prix fixe a pourtant une limite qu’il faut connaître avant de signer. Seul le prix du kWh hors taxes est bloqué. Les taxes et les frais d’acheminement continuent d’évoluer selon les décisions des pouvoirs publics, et l’abonnement peut parfois bouger lui aussi, selon les conditions de l’offre. Votre facture peut donc changer légèrement, même avec un contrat « bloqué ».

Quand une offre indexée reste intéressante

Une offre indexée suit le prix repère en appliquant une remise garantie, qui porte en général sur le prix du kWh : celui-ci reste donc toujours inférieur à la référence, à la hausse comme à la baisse. Voici les trois offres indexées les plus compétitives en octobre, pour le même foyer chauffé au gaz que dans notre premier classement.

Les trois offres de gaz indexées les moins chères en octobre 2026, TotalEnergies Spéciale Gaz, Alterna et EDF Avantage Gaz Optimisé, avec leur écart au prix repère
Les trois offres de gaz indexées les moins chères en octobre 2026, TotalEnergies Spéciale Gaz, Alterna et EDF Avantage Gaz Optimisé, avec leur écart au prix repère

Calcul pour 11 370 kWh/an en zone 1, grilles en vigueur en octobre 2026. Budget au prix repère : 2 016 €/an.

À la date d’octobre, ces offres font économiser deux à trois fois moins que les meilleures offres à prix fixe. Elles prennent l’avantage dans un seul scénario, celui d’une baisse durable des prix. Un client qui a bloqué son prix aujourd’hui paiera alors plus cher que le marché jusqu’à la fin de son contrat, alors qu’un client indexé profitera de chaque baisse.

Ce risque reste toutefois limité pour un particulier. Il peut quitter son fournisseur à tout moment, sans frais, même au milieu d’une période de prix fixe. Si les prix chutent, il lui suffit de changer d’offre. En pratique, l’offre indexée convient surtout aux foyers qui consomment peu, chez qui l’écart entre fixe et indexé ne représente que quelques euros par an, et à ceux qui préfèrent ne pas s’engager sur un prix en pleine flambée.

Attention aussi au mot « indexé ». Certaines offres suivent le prix repère de la CRE, publié chaque mois et assez lisible. D’autres suivent directement les cours du marché de gros, comme le PEG, qui varient beaucoup plus fort. Ces offres exposent le client à des hausses brutales, et il faut vérifier sur la fiche descriptive l’indice exact utilisé.

Comment vérifier qu’une offre est vraiment la moins chère pour vous ?

Trois vérifications suffisent pour s’assurer qu’une offre est la plus avantageuse pour son foyer : estimer sa facture selon sa classe de consommation, contrôler sa zone tarifaire et la fiche descriptive de l’offre, puis passer par le comparateur public du médiateur de l’énergie.

Calculer sa facture annuelle selon sa classe de consommation

Le prix d’une offre de gaz n’est pas le même pour tous les clients. Il dépend de la classe de consommation, qui découle de vos usages. La classe Base correspond à une consommation inférieure à 1 000 kWh par an, ce qui couvre en général la cuisson seule. La classe B0 s’étend de 1 001 à 6 000 kWh et concerne les foyers qui utilisent le gaz pour la cuisson et l’eau chaude. La classe B1, de 6 001 à 30 000 kWh, regroupe la plupart des logements chauffés au gaz. Au-delà, la classe B2i vise surtout les très grandes maisons et les petits locaux professionnels.

Pour connaître votre classe, le plus simple est de reprendre votre dernière facture annuelle ou votre espace client. Votre consommation y figure en kWh, déjà convertie à partir des mètres cubes relevés par le compteur. Avec ce chiffre, le calcul devient simple : on additionne l’abonnement annuel et le produit de la consommation par le prix du kWh. Les mensualités affichées lors de la souscription ne reflètent qu’une estimation et ne permettent pas de comparer deux offres.

Ce calcul montre vite quel critère compte le plus pour vous. Un petit consommateur paie surtout son abonnement, qui représente une large part de sa facture : il doit d’abord comparer ce montant. Un foyer chauffé au gaz consomme assez pour que le prix du kWh fasse la différence, même si l’abonnement est un peu plus élevé.

Vérifier sa zone tarifaire et la fiche descriptive de l’offre

La commune dans laquelle vous habitez joue aussi sur le prix. Le territoire est découpé en six zones tarifaires, qui traduisent le coût d’acheminement du gaz jusqu’au logement. Deux foyers qui consomment autant peuvent donc payer des montants différents chez le même fournisseur. Les simulateurs déduisent cette zone de votre code postal, mais les grilles publiées sur les sites des fournisseurs ou dans les comparatifs portent souvent sur la zone 1 : un écart avec votre propre devis n’a donc rien d’anormal.

Avant de signer, prenez quelques minutes pour lire la fiche descriptive de l’offre. Les fournisseurs doivent remettre ce document standardisé, qui présente les offres de la même façon d’un fournisseur à l’autre et facilite la comparaison. Pour une offre à prix fixe, elle vous indique la durée exacte du blocage, ce qui est réellement bloqué et les conditions qui s’appliqueront à la fin de cette période. Pour une offre indexée, elle précise l’indice suivi. Le médiateur de l’énergie juge les offres indexées sur le prix repère moins risquées que celles qui suivent d’autres formules, comme les prix du marché de gros. Vérifiez enfin si le prix affiché tient compte d’une remise de bienvenue limitée dans le temps : une offre peut paraître imbattable la première année puis perdre son avantage.

Utiliser le comparateur du médiateur national de l’énergie

Les comparateurs en ligne sont nombreux, mais tous ne se valent pas. Le médiateur national de l’énergie rappelle que certains comparateurs privés vivent de partenariats avec des fournisseurs, et que quelques-uns vendent eux-mêmes de l’énergie. Leur classement peut alors mettre en avant certaines offres plutôt que d’autres.

Le comparateur public du médiateur échappe à ce biais. Son existence est prévue par le Code de l’énergie, et les fournisseurs ont l’obligation légale d’y référencer leurs offres. Il est indépendant de tous les acteurs du secteur et ne perçoit aucune commission. Il couvre aussi les entreprises locales de distribution, qui desservent certaines villes et que les comparateurs commerciaux ignorent souvent. Sa fréquentation a d’ailleurs progressé de 25 % en 2025, signe que les ménages cherchent des repères neutres face à des offres de plus en plus nombreuses.

Pour l’utiliser, il suffit d’avoir sous la main une facture récente : vous renseignez votre code postal, votre consommation annuelle en kWh et vos usages, et l’outil classe les offres disponibles dans votre commune par coût annuel. Les résultats affichent aussi le taux de saisines du médiateur pour chaque fournisseur, utile pour juger de la qualité de son service client.

Le prix ne fait pas tout : les critères à regarder avant de signer

Le prix d’une offre ne dit rien de la façon dont le fournisseur traite ses clients, ni des contraintes liées au format du contrat. Avant de signer, regardez donc la qualité du service client, puis les conditions des offres 100 % en ligne et des offres couplées gaz et électricité.

La qualité du service client

Une facture erronée, une mise en service qui traîne ou un remboursement qui n’arrive pas peuvent vite effacer quelques dizaines d’euros d’économie. Pour juger un fournisseur sur ce terrain, le meilleur indicateur reste le taux de saisines publié par le médiateur national de l’énergie. Il compte le nombre de litiges portés devant le médiateur pour 100 000 contrats, après une réclamation restée sans réponse satisfaisante. Seuls les fournisseurs qui comptent plus de 50 000 contrats de particuliers figurent dans ce classement.

La dernière édition, publiée en septembre 2026, montre une nette amélioration du secteur, avec une moyenne de 18 saisines pour 100 000 contrats, contre 25 l’année précédente. Enercoop obtient le meilleur résultat avec 10 saisines, devant ilek à 11 et Gaz de Bordeaux à 15. Ce dernier coche donc les deux cases, puisqu’il figure aussi sur le podium des offres les moins chères pour un logement chauffé au gaz. Ekwateur, à l’inverse, affiche 32 saisines et Mint Énergie 36, bien au-dessus de la moyenne.

Ce taux se retrouve directement dans les résultats du comparateur du médiateur, sous forme d’étoiles, de une à quatre. Les avis clients publiés en ligne complètent ce signal, à condition de regarder leur nombre et leur date plutôt qu’une note moyenne isolée.

Les offres 100 % en ligne et les offres couplées gaz et électricité

Les offres les plus agressives sur le prix sont souvent gérées entièrement en ligne. Le fournisseur réduit ses coûts en remplaçant le conseiller au téléphone par une application, un chat ou des échanges par e-mail. Ce format convient très bien aux clients autonomes, mais il vaut mieux vérifier dans les conditions générales le délai de réponse auquel le fournisseur s’engage, surtout si vous préférez joindre quelqu’un de vive voix en cas de problème. Certaines de ces offres sont en outre à prix variable : ni fixe ni indexé, le prix peut alors être modifié par le fournisseur, qui doit simplement vous prévenir à l’avance.

Les offres couplées posent une autre question. Regrouper gaz et électricité chez un même fournisseur simplifie la gestion, avec un seul contrat et une seule facture. Ce confort a un prix : le fournisseur le plus compétitif en gaz ne l’est pas forcément en électricité. Que Choisir déconseille d’ailleurs ces offres duales et les exclut de son comparateur. Certains fournisseurs réservent même leurs offres de gaz aux clients qui prennent aussi leur électricité chez eux. Le plus économique consiste donc à comparer chaque énergie séparément, puis à vérifier si le regroupement vous coûte quelque chose.

Passer au fournisseur le moins cher : comment ça se passe ?

Changer de fournisseur de gaz demande beaucoup moins d’efforts qu’on ne le croit. Une fois l’offre choisie, vous souscrivez directement auprès du nouveau fournisseur, en ligne ou par téléphone. C’est lui qui se charge de résilier votre ancien contrat, vous n’avez donc aucune lettre à envoyer. Le gaz continue d’arriver normalement pendant toute la bascule, puisque le réseau et le compteur ne changent pas : aucun technicien n’a besoin de se déplacer.

Pour souscrire, gardez sous la main une facture récente. Elle contient les informations que le fournisseur vous demandera : le numéro PCE de votre compteur, qui identifie votre point de livraison, votre consommation annuelle et l’adresse exacte du logement. Prévoyez aussi un RIB si vous choisissez le prélèvement automatique, et indiquez vos usages du gaz (cuisson, eau chaude, chauffage) pour que l’abonnement corresponde à votre classe de consommation.

La démarche est gratuite. Un particulier peut quitter son fournisseur à tout moment, sans frais de résiliation, y compris au milieu d’une offre à prix fixe. Ce droit change la façon de voir le choix d’un contrat : rien n’oblige à rester chez un fournisseur dont l’offre a cessé d’être compétitive. Votre ancien fournisseur vous adressera simplement une facture de clôture, établie à partir du relevé de votre compteur au jour du changement.

Gaz moins cher en 2026 : comparer régulièrement plutôt qu’une fois pour toutes

En octobre 2026, les offres les moins chères pour un logement chauffé au gaz sont toutes à prix fixe, avec EDF, Gaz de Bordeaux et Engie en tête. Ce classement s’explique par le contexte : le prix repère augmente depuis le printemps, et bloquer son prix protège des prochaines hausses. Pour un foyer qui consomme peu, les écarts sont plus faibles, et l’abonnement compte souvent davantage que le prix du kWh.

Aucun classement ne reste valable longtemps sur ce marché. Les fournisseurs revoient leurs offres d’un mois à l’autre et le prix repère change à chaque publication de la CRE. Le bon réflexe consiste donc à refaire le calcul à chaque échéance de votre contrat, mais aussi à chaque forte variation du prix repère, avec votre propre consommation et sur un comparateur neutre comme celui du médiateur. Comme le changement est gratuit et sans coupure, il serait dommage de payer plus que nécessaire.