Électricité & gaz : le guide 2026 (offres, prix, fournisseurs)
Tarif réglementé en hausse, prix repère du gaz qui grimpe chaque mois : comparer n’a jamais été aussi utile. Prix 2026, types d’offres, critères de choix, comparateurs et aides : ce guide vous donne toutes les clés pour choisir votre fournisseur d’électricité et de gaz.


Le réflexe malin pour alléger vos dépenses
Découvrir mon offrePlus d’un foyer sur deux, soit 54,8 % des ménages, est encore au tarif réglementé d’électricité, alors que 52 % des offres disponibles étaient moins chères que lui fin juin 2026. Avec la hausse du tarif réglementé en août et la remontée du prix repère du gaz depuis la rentrée, comparer devient d’autant plus utile.
C’est dans cette optique que ToutBenef’ vous a concocté ce guide, qui vous présente d’abord les prix de 2026, en détaillant le contenu d’une facture, le tarif réglementé de l’électricité et le prix repère du gaz. Il passe ensuite en revue les offres disponibles : prix fixe, indexé ou libre, options tarifaires, offres vertes ou liées aux usages, et offres duales. Il explique enfin comment comparer les fournisseurs, en partant de sa consommation pour aller jusqu’aux critères, aux comparateurs et aux principaux acteurs du marché, puis comment réduire sa facture en ajustant son contrat et en mobilisant le chèque énergie et les autres aides.
Quels sont les prix de l’électricité et du gaz en 2026 ?
Pour juger une offre, il faut savoir ce que l’on paie réellement et connaître les deux prix qui servent de référence sur le marché. Cette partie présente la composition d’une facture, le tarif réglementé de l’électricité, puis le prix repère du gaz.
Ce que contient une facture d’énergie
Une facture d’électricité ou de gaz se compose de deux parts. L’abonnement est un montant fixe, dû même sans consommer, qui dépend de la puissance du compteur en électricité (exprimée en kVA) et du profil de consommation en gaz. La part variable correspond aux kWh consommés, multipliés par le prix unitaire de l’offre.
Derrière ces deux lignes, le prix réunit trois composantes. La première couvre l’énergie elle-même, c’est-à-dire ce que le fournisseur paie pour s’approvisionner, auquel s’ajoutent ses coûts commerciaux et sa marge. La deuxième finance l’acheminement : le tarif d’utilisation des réseaux (TURPE) revient à Enedis pour l’électricité, et les tarifs de transport et de distribution reviennent au gestionnaire du réseau de gaz, GRDF dans la grande majorité des cas, puisqu’il dessert environ 95 % des foyers. La troisième regroupe les taxes : l’accise, un impôt calculé sur chaque kWh consommé et reversé à l’État, la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) et la TVA. Pour l’électricité, l’accise s’élève depuis le 1er août 2026 à 30,62 € par MWh pour les compteurs jusqu’à 36 kVA.
Seule la première composante change vraiment d’un fournisseur à l’autre. L’acheminement et les taxes sont les mêmes quel que soit le contrat, ce qui a deux conséquences : les écarts entre offres ne portent que sur une partie de la facture, et une hausse des tarifs de réseau peut toucher tous les clients, y compris ceux qui ont une offre à prix fixe, puisque le blocage concerne en général le kWh hors taxes.
Le prix de l’électricité au tarif réglementé depuis août 2026
Le tarif réglementé de vente d’électricité (TRVE) est la référence à laquelle se mesurent toutes les offres. Ses prix sont fixés par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), et seuls EDF, sous le nom de Tarif Bleu, et les entreprises locales de distribution dans leur zone peuvent le commercialiser. Il est en principe révisé deux fois par an, au 1er février et au 1er août.
La dernière révision est entrée en vigueur le 1er août 2026, avec une hausse moyenne de 2,5 % TTC. En option Base, le kWh coûte désormais 0,2001 € TTC pour un compteur de 3 ou 6 kVA, contre 0,1940 € auparavant, et 0,1985 € TTC à partir de 9 kVA. Pour un foyer qui consomme 4,5 MWh par an, la facture annuelle passe ainsi de 1 046 € à 1 072 € TTC, soit environ 26 € de plus.
Cette hausse ne vient pas du prix de l’électricité sur les marchés. Les tarifs de réseau ont augmenté de 3,04 % en moyenne pour la basse et la moyenne tension, ce qui suffit à expliquer une hausse d’environ 1 % TTC du TRVE. Le reste provient pour l’essentiel du nouveau mécanisme de capacité, qui rémunère les moyens de production, de stockage ou d’effacement disponibles l’hiver, et dont le coût n’est plus amorti par l’ARENH depuis la fin de celui-ci au 31 décembre 2025.
Le prix repère du gaz, une référence qui bouge chaque mois
Les tarifs réglementés du gaz ont disparu le 30 juin 2023, et tous les foyers raccordés ont depuis une offre de marché. Pour leur donner un point de comparaison, la CRE publie chaque mois un prix repère de vente du gaz (PRVG), composé d’un abonnement et d’un prix du kWh. Les fournisseurs ne sont pas obligés de l’appliquer, mais de nombreuses offres sont indexées dessus et suivent ses variations d’un mois sur l’autre. Ce prix repère dépend aussi de la commune, car les coûts d’acheminement ne sont pas les mêmes partout.
Depuis la rentrée, la tendance est clairement à la hausse. Après un léger recul en août (-0,8 %), le prix repère a augmenté de 5,6 % en septembre puis de 6,3 % en octobre, pour s’établir à 182,88 € TTC par MWh. La CRE a annoncé une nouvelle progression de 6,6 % en novembre, avec un prix repère moyen de 194,90 € TTC par MWh. Ces hausses reflètent la remontée des prix du gaz sur les marchés de gros, qui se répercute sur le prix repère avec un certain décalage.
Ces variations ne touchent directement que les ménages dont l’offre est indexée sur le prix repère. Les foyers qui ont souscrit une offre à prix fixe en sont protégés tant que leur période de blocage n’est pas terminée, ce qui fait du type d’offre un critère décisif au moment de choisir.
Tableau des prix de référence à l’automne 2026 (sources : CRE, tarif réglementé EDF)

Quelles offres d’électricité et de gaz choisir ?
Une offre d’énergie se définit d’abord par la façon dont son prix évolue, puis par son option tarifaire, par l’origine de l’énergie fournie et par le choix de regrouper ou non l’électricité et le gaz. Les quatre parties suivantes reprennent ces critères un par un, avant de les récapituler dans un tableau de synthèse.
Prix fixe, indexé ou libre : les trois familles d’offres
Chaque offre de marché appartient à une famille définie par son mode d’évolution du prix. Les fournisseurs engagés auprès de la CRE doivent l’indiquer clairement dans la fiche descriptive remise avant la souscription.
L’offre à prix fixe garantit le prix du kWh hors taxes pendant une durée précisée dans le contrat. Le périmètre de ce blocage varie toutefois : certaines offres figent seulement le prix de l’énergie, d’autres gèlent aussi l’abonnement hors taxes, et les taxes restent dans tous les cas susceptibles d’évoluer. Ces offres dominent le marché, puisqu’elles représentent 55 % des offres d’électricité et 61 % des offres de gaz disponibles. Elles conviennent aux foyers qui veulent un budget prévisible, au prix d’une contrepartie : si les prix baissent, l’abonné n’en profite pas avant la fin de la période de blocage.
L’offre indexée suit l’évolution d’une référence, le TRVE pour l’électricité ou le prix repère pour le gaz, en général avec une remise. Lorsqu’elle en prévoit une, elle reste moins chère que sa référence, mais elle en répercute chaque hausse. Ces offres pèsent 19 % du catalogue en électricité et 26 % en gaz.
Les autres offres ont un prix que le fournisseur fixe et révise selon sa propre formule. Elles représentent 23 % des offres d’électricité, tandis que les offres indexées sur les prix du marché de gros restent marginales.
Quitter le tarif réglementé n’oblige pas à changer de fournisseur. Au deuxième trimestre 2026, le nombre de foyers en offre de marché a progressé de 121 000, dont 72 000 chez un fournisseur historique comme EDF et 49 000 chez un fournisseur alternatif.
Base, heures creuses, Tempo : les options tarifaires de l’électricité
En électricité, l’option tarifaire détermine la façon dont le prix du kWh varie selon le moment de la consommation. L’option Base applique le même prix à toute heure. C’est la plus simple et celle dont l’abonnement est le moins cher, ce qui la rend adaptée aux petits consommateurs.
L’option Heures pleines / Heures creuses (HP/HC) propose un kWh moins cher pendant une plage horaire fixée par le gestionnaire de réseau, le plus souvent la nuit, en échange d’un abonnement plus élevé. Elle devient avantageuse dès qu’une bonne partie de la consommation peut être programmée en heures creuses, comme le chauffe-eau, le lave-linge ou la recharge d’un véhicule électrique. Depuis le 1er août 2026, cette option est accessible au tarif réglementé dès 3 kVA, ce qui l’ouvre aussi aux petits logements.
L’option Tempo, proposée notamment par EDF, fait varier le prix selon la couleur attribuée à chaque jour : bleu, blanc ou rouge. Les jours rouges, concentrés en hiver, coûtent nettement plus cher, tandis que les autres jours sont très avantageux. Cette option s’adresse aux foyers capables de réduire fortement leur consommation lors des jours de tension sur le réseau, par exemple grâce à un chauffage d’appoint non électrique.
Le gaz ne connaît pas d’option horaire. Le prix pour vous fournir en gaz dépend du profil de consommation : un foyer qui n’utilise le gaz que pour la cuisson ou l’eau chaude paie un abonnement plus faible mais un kWh plus cher qu’un foyer chauffé au gaz. Les ménages qui consomment entre 4 et 6 MWh par an peuvent être rattachés à l’un ou l’autre profil selon les fournisseurs, et ont donc intérêt à comparer les deux.
Offres vertes et offres liées aux usages
Une offre verte garantit qu’une quantité d’énergie renouvelable équivalente à la consommation du client a été injectée sur le réseau. Cette garantie repose sur des certificats, les garanties d’origine, que le fournisseur achète auprès de producteurs. Elle ne modifie pas l’électricité qui arrive physiquement chez vous, mais elle dirige une partie de votre facture vers les énergies renouvelables. Ces offres sont devenues courantes : fin juin 2026, 54 offres d’électricité sur 75 étaient couvertes en partie ou en totalité par des garanties d’origine. Pour repérer les plus exigeantes, notamment celles qui s’approvisionnent directement auprès de producteurs français, l’ADEME a créé le label VertVolt. En gaz, les offres vertes s’appuient sur des garanties d’origine de biométhane, un gaz produit à partir de déchets organiques.
D’autres offres sont construites autour d’un usage précis : un kWh moins cher le week-end, des heures creuses élargies pour recharger une voiture électrique ou un tarif réduit l’été pour les logements qui ne se chauffent pas à l’électricité. Ces formules ne sont rentables que si l’on peut réellement déplacer sa consommation vers les périodes avantageuses. Sinon, le prix plus élevé des autres périodes peut effacer l’économie attendue.
Offre duale : une seule facture, pas forcément moins chère
De nombreux fournisseurs proposent de souscrire l’électricité et le gaz ensemble. L’avantage est surtout pratique, avec un interlocuteur unique, un seul espace client et souvent une facture commune. En revanche, le fournisseur le plus compétitif en électricité ne l’est pas forcément en gaz, et l’association Que Choisir exclut d’ailleurs les offres duales de son comparateur parce qu’elle ne les juge pas compétitives. La méthode la plus sûre consiste à comparer chaque énergie séparément, puis à vérifier si l’offre groupée fait mieux que les deux meilleures offres prises isolément. Pour faciliter cette vérification, la CRE demande aux fournisseurs engagés dans ses lignes directrices de remettre une fiche descriptive distincte pour chaque énergie, même lorsque les deux contrats sont souscrits ensemble.
Tableau récapitulatif : prix fixe, indexé ou libre ?

Comment comparer les fournisseurs d’énergie ?
Une comparaison fiable suppose de connaître ses propres besoins, de savoir quels critères regarder et de choisir un outil adapté. Un panorama des fournisseurs présents en 2026 complète cette partie.
Connaître sa consommation et sa puissance
Deux informations sont indispensables avant toute simulation. La première est la consommation annuelle en kWh, qui figure sur la facture de régularisation ou dans l’espace client du fournisseur. Avec un compteur Linky ou Gazpar, l’historique détaillé est aussi consultable gratuitement dans l’espace en ligne d’Enedis ou de GRDF. La seconde, propre à l’électricité, est la puissance souscrite en kVA, indiquée sur la facture, qui détermine le prix de l’abonnement. Il est utile de relever au passage le numéro du point de livraison (PDL ou PRM en électricité, PCE en gaz), que le nouveau fournisseur demandera lors de la souscription.
Ces données orientent la comparaison et vous permettent de déterminer votre profil de consommation électrique. Pour un petit consommateur, par exemple dans un studio sans chauffage électrique, l’abonnement représente une part importante de la facture et doit être examiné en priorité. Pour un logement chauffé à l’électricité ou au gaz, c’est le prix du kWh qui creuse les écarts, puisqu’il s’applique à des volumes élevés.
Les critères qui comptent vraiment
Le premier critère est le coût annuel TTC estimé pour sa propre consommation, abonnement compris. Comparer uniquement le prix du kWh peut induire en erreur, car une offre au kWh bon marché peut compenser par un abonnement plus cher.
Le deuxième critère est l’écart avec la référence du marché, qui n’est pas toujours favorable aux offres de marché. Fin juin 2026, seules 52 % des offres d’électricité étaient moins chères que le TRVE, ce qui signifie qu’une offre sur deux le dépassait. Les gains restent par ailleurs mesurés : pour un foyer parisien en heures creuses consommant 8,5 MWh par an, les dix offres les moins chères se situaient en moyenne 5 % sous le tarif réglementé. En gaz, la part d’offres moins chères que le prix repère est tombée de 39 % fin mars à 27 % fin juin. Pour un foyer chauffé au gaz consommant 14 MWh par an, les cinq meilleures offres restaient toutefois 10 % en dessous du prix repère, et quatre d’entre elles étaient à prix fixe.
Le troisième critère concerne les conditions du contrat : durée de la garantie de prix, éléments réellement bloqués, modalités de révision et information prévue avant la fin de la période de fixité. Toutes ces informations doivent figurer dans la fiche descriptive de l’offre, qu’il faut demander avant de signer.
Le dernier critère tient à la qualité de la relation client. Un repère utile consiste à vérifier si le fournisseur s’est engagé à respecter les lignes directrices de la CRE, qui imposent une information claire avant la souscription, une estimation chiffrée des mensualités et un préavis avant la fin du contrat. À ce jour, 83 fournisseurs ont pris cet engagement, et ils servent plus de 98 % des clients résidentiels. La CRE publie aussi le niveau de conformité de chaque fournisseur national, ce qui permet de distinguer les bons élèves des retardataires.
Comparateur public ou comparateurs privés ?
Le comparateur Énergie-Info, géré par le médiateur national de l’énergie, est l’outil de référence. Le médiateur est une autorité publique indépendante, qui n’a aucun lien financier avec les fournisseurs et ne perçoit aucune rémunération de leur part. Le comparateur tient compte de la commune, ce qui compte en gaz puisque les prix varient selon la zone, et la CRE s’appuie elle-même sur ses données pour suivre le marché. Le comparateur de l’association Que Choisir fonctionne lui aussi sans rémunération des fournisseurs.
Les comparateurs privés sont gratuits pour l’utilisateur, mais la plupart se rémunèrent grâce aux fournisseurs partenaires, par exemple lorsqu’un contrat est signé par leur intermédiaire. Ils peuvent donc ne présenter qu’une partie du marché ou mettre en avant certaines offres. Ils restent utiles pour être accompagné dans la souscription, à condition de vérifier combien de fournisseurs sont réellement comparés et de confronter le résultat au comparateur public.
Les principaux fournisseurs en 2026
En électricité, EDF reste de loin le premier fournisseur, grâce au tarif réglementé et à ses offres de marché, aux côtés des entreprises locales de distribution dans certaines villes. Les fournisseurs alternatifs servent 32,3 % des foyers. En gaz, ENGIE demeure le fournisseur historique principal, mais la concurrence y est plus avancée : les fournisseurs alternatifs alimentent 47,5 % des foyers raccordés, et 15 fournisseurs en moyenne proposaient des offres au deuxième trimestre 2026.
Parmi les acteurs nationaux figurent notamment TotalEnergies, ENGIE (qui est un fournisseur alternatif en électricité), Plenitude, Alterna, Gaz de Bordeaux, happ-e, OHM Énergie, Mint Énergie, ekWateur, Alpiq, La bellenergie, Priméo Énergie, ilek, Elmy, Vattenfall ou Octopus Energy. Le marché a connu de nombreux rachats et fermetures depuis la crise énergétique, ce qui invite à vérifier la solidité et la conformité d’un fournisseur au moment de souscrire, plutôt que de se fier à une liste figée.
Comment réduire sa facture d’énergie en 2026 ?
Avant même de changer d’offre, quelques réglages du contrat en place peuvent faire baisser la facture. Pour les ménages modestes, les aides publiques viennent compléter ces leviers.
Ajuster son contrat à ses besoins réels
En électricité, le premier réglage porte sur la puissance souscrite. Une puissance plus élevée que nécessaire renchérit l’abonnement chaque mois sans aucun bénéfice. Avec un compteur Linky, l’espace en ligne d’Enedis indique la puissance maximale réellement atteinte, ce qui permet de vérifier s’il existe une marge. Si c’est le cas, il suffit de demander une baisse de puissance à son fournisseur, en gardant une petite réserve pour éviter les coupures lorsque plusieurs appareils fonctionnent en même temps.
Le deuxième réglage concerne l’option tarifaire. La CRE estime qu’environ 60 % des foyers en option Base avec un compteur de 3 kVA auraient intérêt à passer en heures creuses, sans même modifier leurs habitudes, maintenant que cette option leur est ouverte au tarif réglementé. Pour les autres foyers, l’historique de consommation disponible avec Linky permet de mesurer la part de consommation qui tombe déjà, ou pourrait tomber, pendant les heures creuses avant de faire le choix.
Le troisième réflexe consiste à réexaminer son contrat au moins une fois par an. C’est particulièrement utile pour une offre de gaz indexée sur le prix repère, exposée aux hausses mensuelles, ou pour une offre à prix fixe qui arrive au terme de sa période de blocage : à cette échéance, le prix appliqué peut changer sensiblement, et comparer de nouveau les offres évite de subir un tarif moins favorable.
Le chèque énergie et les autres aides
Le chèque énergie est l’aide principale pour les ménages aux revenus modestes. Il est attribué aux foyers dont le revenu fiscal de référence par unité de consommation reste inférieur à 11 000 €. Son montant varie de 48 à 277 € par an selon les revenus et la composition du foyer, pour une moyenne de 153 €. Il est envoyé automatiquement au printemps aux foyers identifiés, et ceux qui ne l’ont pas reçu alors qu’ils pensent y avoir droit peuvent en faire la demande sur le site officiel chequeenergie.gouv.fr. Le chèque sert à régler une facture d’électricité, de gaz ou d’un autre combustible, et peut être affecté directement au fournisseur pour être déduit automatiquement des factures suivantes. Il donne aussi droit à la gratuité de la mise en service lors d’un emménagement.
À plus long terme, le levier le plus puissant reste la baisse de la consommation elle-même. Les travaux de rénovation énergétique, comme l’isolation ou le remplacement d’un chauffage ancien, peuvent être financés en partie par MaPrimeRénov’ et par les primes issues des certificats d’économies d’énergie, versées par les fournisseurs. Avant d’engager des travaux, le réseau public France Rénov’ propose un accompagnement gratuit pour identifier les aides auxquelles on peut prétendre.
Électricité et gaz en 2026 : trois réflexes pour payer le juste prix
Bien choisir son contrat d’électricité ou de gaz repose sur trois réflexes. Le premier consiste à connaître sa consommation et sa puissance, car elles déterminent ce qui pèse le plus sur la facture. Le deuxième revient à choisir la famille d’offre selon sa tolérance au risque : un prix fixe protège des hausses, une offre indexée suit sa référence dans les deux sens, et une offre à prix libre exige de lire attentivement ses conditions de révision. Le troisième consiste à comparer avec un outil neutre, comme le comparateur du médiateur national de l’énergie, en raisonnant toujours en coût annuel TTC. Les prix de référence continueront de bouger dans les mois qui viennent, avec un prix repère du gaz révisé chaque mois et une nouvelle révision du tarif réglementé d’électricité attendue au 1er février 2027. Faire le point sur son contrat au moins une fois par an reste donc le meilleur moyen de ne pas payer son énergie plus cher que nécessaire.
Questions fréquentes
Changer de fournisseur entraîne-t-il une coupure ou un changement de compteur ?
Non. Le fournisseur se contente de vendre et de facturer l’énergie, tandis que son acheminement reste assuré par le même gestionnaire de réseau, Enedis ou GRDF dans la plupart des cas. Le compteur ne change pas, aucun technicien ne se déplace et la fourniture se poursuit sans interruption. Le nouveau fournisseur se charge lui-même de résilier l’ancien contrat, et l’ancien fournisseur envoie simplement une facture de clôture.
Y a-t-il des frais pour changer de fournisseur ?
Non. Un particulier peut résilier son contrat d’électricité ou de gaz à tout moment, et un changement de fournisseur ne peut donner lieu à aucun frais de résiliation, y compris pour une offre à prix fixe. En cas de souscription à distance ou à la suite d’un démarchage, le client dispose en outre d’un délai de rétractation de 14 jours.
Que faire lors d’un déménagement ?
Il faut résilier le contrat de l’ancien logement à la date du départ, en communiquant un relevé de compteur, puis souscrire un contrat pour le nouveau logement quelques jours avant l’emménagement. La mise en service est réalisée par le gestionnaire de réseau et facturée sur la première facture, au même prix quel que soit le fournisseur ; elle est gratuite pour les bénéficiaires du chèque énergie. Comme une souscription est de toute façon nécessaire, le déménagement est le moment idéal pour comparer les offres et ajuster sa puissance.
Que faire en cas de litige avec son fournisseur d’énergie ?
Il faut d’abord contacter le service client, puis adresser une réclamation écrite au fournisseur en conservant une preuve de l’envoi. Si le problème n’est pas réglé deux mois après cette réclamation, il est possible de saisir gratuitement le médiateur national de l’énergie, au plus tard un an après la réclamation écrite. La saisine se fait en ligne sur la plateforme SOLLEN ou par courrier.



