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Electricite

2026 : quel fournisseur électricité & gaz choisir ?

En 2026, le prix de l’électricité a peu bougé, mais celui du gaz grimpe depuis la rentrée. Coût total, puissance du compteur, service client, offre duale : voici comment choisir le fournisseur adapté à votre logement.

02/10/2026
15 min.
2026 : quel fournisseur électricité & gaz choisir ?

Choisir un fournisseur d’électricité et de gaz demande plus d’attention en 2026 que les années précédentes. Le tarif réglementé de l’électricité a baissé en début d’année avant de remonter cet été, et le prix du gaz augmente chaque mois depuis la rentrée. Chez Énergie Conseil, nous vous proposons une méthode simple pour trier les offres sans vous laisser guider par les arguments commerciaux.

Nous revenons d’abord sur l’évolution des prix de l’électricité et du gaz cette année. Nous posons ensuite quelques repères sur le marché : le rôle de chaque acteur et les trois façons dont un fournisseur fixe son prix. Viennent ensuite les critères qui départagent les fournisseurs : le coût annuel total, la puissance du compteur et l’option tarifaire, la qualité du service client, puis la durée de l’offre et l’origine de l’énergie. Nous voyons aussi quel fournisseur privilégier selon que votre logement est tout électrique, chauffé au gaz ou équipé du gaz pour la seule cuisson. Nous examinons également si l’offre duale vaut la peine. Pour finir, nous présentons les comparateurs les plus fiables et les règles qui encadrent le changement de fournisseur.

Électricité et gaz en 2026 : ce qui a changé pour votre facture

Les deux énergies n’ont pas suivi la même trajectoire cette année. L’électricité a connu deux révisions de son tarif réglementé, tandis que le gaz a surtout pris de la valeur à l’approche de l’hiver.

Électricité : une baisse en février, une hausse en août

Le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE), qu’EDF commercialise sous le nom de Tarif Bleu, est révisé deux fois par an sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Au 1er février 2026, il a reculé de 0,8 % en moyenne. Cette baisse est intervenue alors que l’ARENH, le dispositif qui donnait accès à une partie de la production nucléaire d’EDF à prix encadré, avait pris fin le 31 décembre 2025. Ce répit a été de courte durée, puisque depuis le 1er août, le TRVE a progressé de 2,5 % TTC en moyenne. Cette hausse s’explique par le coût des réseaux et par le nouveau mécanisme de capacité, et non par une flambée du prix de l’électricité elle-même.

Les 19,37 millions de foyers restés au tarif réglementé sont directement concernés. Les offres de marché indexées sur le TRVE suivent elles aussi ce mouvement, puisque leur prix est calé sur celui du tarif réglementé. La prochaine révision est prévue au 1er février 2027. Sur l’ensemble de l’année, l’électricité reste donc assez stable, et le tarif réglementé conserve son rôle d’étalon pour juger les autres offres.

Gaz : trois hausses d’affilée à l’automne

Le tarif réglementé du gaz a disparu en juillet 2023. Depuis, la CRE publie chaque mois un prix repère, sur lequel s’aligne une bonne partie des offres indexées. Ce prix avait déjà augmenté de 7,4 % en juillet. Après un léger recul en août, Il a ensuite gagné 5,6 % en septembre et 6,3 % en octobre. La CRE a enfin annoncé une hausse de 6,6 % au 1er novembre, qui porte le prix repère moyen à 194,90 € TTC par MWh. Pour un foyer dont l’offre est indexée, la facture de novembre devrait s’alourdir d’environ 12 € par rapport au mois précédent.

C’est à l’échelle de l’année que l’écart se mesure le mieux. Si les marchés ne bougent pas trop d’ici décembre, la CRE prévoit, pour un foyer avec une offre indexée, une facture de gaz 2026 supérieure de 11 % en moyenne à celle de 2025, soit environ 135 € de plus. Les ménages ayant souscrit un prix fixe, qui représentaient environ 40 % des clients résidentiels fin 2025, échappent à ces variations tant que leur contrat court. Pour la majorité des 10,23 millions de foyers abonnés au gaz, le choix du fournisseur et du type d’offre compte donc beaucoup plus qu’en électricité.

Les repères à connaître avant de comparer

Avant de mettre les offres côte à côte, il faut savoir quel rôle joue chaque acteur du marché de l’énergie. Il faut aussi distinguer les trois façons dont un fournisseur fixe son prix, car c’est souvent là que se creusent les écarts de facture.

Fournisseur, distributeur, historique : qui fait quoi ?

Le fournisseur est l’entreprise avec laquelle vous signez votre contrat. Il vous vend l’électricité ou le gaz, émet vos factures et gère votre espace client. L’acheminement jusqu’à votre logement dépend d’un autre acteur, le gestionnaire de réseau. Enedis remplit cette mission pour l’électricité sur la plus grande partie du territoire, et GRDF fait de même pour le gaz. Des entreprises locales prennent le relais dans certaines villes. Ce sont ces gestionnaires qui posent et relèvent les compteurs et qui interviennent en cas de panne. Le choix du fournisseur ne change donc rien à l’énergie que vous recevez, ni à votre compteur, ni à la qualité du réseau.

Deux fournisseurs sont dits historiques. EDF est le seul à pouvoir proposer le tarif réglementé de l’électricité au niveau national, les entreprises locales le proposant dans leur propre zone, mais il vend aussi des offres de marché, y compris en gaz. Engie est dans la situation inverse. Historique du gaz, il propose depuis la fin du tarif réglementé une offre de référence appelée « passerelle », et il vend de l’électricité comme n’importe quel concurrent. Les autres acteurs, comme TotalEnergies, Octopus Energy, ekWateur, Enercoop ou Vattenfall, sont qualifiés d’alternatifs. Ils progressent en termes de parts de marché : au 30 juin 2026, 45,2 % des foyers avaient déjà opté pour une offre de marché en électricité, soit 15,84 millions de logements.

Réglementé, indexé ou fixe : trois manières de fixer le prix

Le prix réglementé n’existe plus qu’en électricité. Les pouvoirs publics l’arrêtent sur proposition de la CRE, et il change en principe deux fois par an. Il ne correspond pas forcément à l’offre la moins chère, mais tout le marché s’en sert comme point de comparaison.

L’offre indexée suit un indice : le TRVE pour l’électricité, le prix repère de la CRE pour le gaz. Le fournisseur accorde le plus souvent une remise sur cet indice. Votre prix bouge à chaque mise à jour de l’indice, c’est-à-dire le plus souvent deux fois par an en électricité et chaque mois en gaz. Le fournisseur n’a pas à vous prévenir de ces variations, puisqu’elles découlent directement du contrat.

L’offre à prix fixe bloque le prix du kWh hors taxes pour une durée définie, en général un à trois ans. Les taxes et le coût d’acheminement peuvent en revanche évoluer pendant cette période. Avant l’échéance, le fournisseur doit vous communiquer ses nouvelles conditions au moins un mois à l’avance. En gaz, c’est désormais la formule dominante : au deuxième trimestre 2026, 61 % des offres étaient à prix fixe et 26 % indexées sur le prix repère. Le type d’offre ne dit cependant rien du niveau de prix, puisque fin juin, seules 27 % des offres de gaz revenaient moins cher que le prix repère.

Les critères qui départagent vraiment les fournisseurs

Le prix affiché du kWh ne suffit pas pour choisir, il faut passer en revue quatre critères : le coût annuel total, la puissance du compteur et l’option tarifaire, la qualité du service client, puis la durée de l’offre et l’origine de l’énergie.

Le coût annuel total, abonnement compris

Une facture d’énergie a deux parts : un abonnement fixe et une consommation facturée au kWh. Beaucoup d’offres mettent en avant un kWh très bas, mais compensent avec un abonnement plus cher. Pour savoir laquelle revient vraiment moins cher, il faut faire le calcul sur votre propre consommation annuelle. Celle-ci figure sur votre dernière facture de régularisation ou dans votre espace client.

Une simulation réalisée en octobre 2026 par Que Choisir Ensemble de Nantes montre bien ce piège. Elle porte sur un appartement chauffé au gaz consommant 12 775 kWh par an. L’offre fixe d’ekWateur affichait un kWh à 12,463 centimes, moins cher que celui de l’offre fixe d’EDF, à 13,36 centimes. Son abonnement montait pourtant à 517,44 € par an, contre 341,40 € chez EDF. Au total, l’offre d’EDF revenait à environ 2 048 € par an et celle d’ekWateur à près de 2 110 €. L’avantage sur le kWh ne compensait donc pas l’écart d’abonnement. L’abonnement pèse d’autant plus en gaz que sa TVA est passée de 5,5 % à 20 % au 1er août 2025.

La puissance du compteur et l’option tarifaire

En électricité, le prix de l’abonnement dépend de la puissance souscrite, exprimée en kVA. Au tarif réglementé en option base, il coûte 12,13 € par mois en 3 kVA, contre 15,86 € en 6 kVA. Une puissance trop élevée fait donc payer un confort qui ne sert pas. Une puissance trop faible provoque à l’inverse des coupures dès que plusieurs appareils fonctionnent en même temps. À titre indicatif, Que Choisir estime qu’un compteur de 6 kVA suffit pour un logement de moins de 80 m² équipé d’un électroménager classique.

Le choix de l’option compte autant. Depuis le 1er août 2026, le tarif réglementé propose l’option heures pleines / heures creuses aux compteurs de 3 kVA, qui n’avaient jusque-là accès qu’à l’option base. Selon la CRE, environ 60 % des clients en option base à 3 kVA y gagneraient sans modifier leurs habitudes. Il faut aussi savoir que l’option base n’est plus ouverte aux nouvelles souscriptions à partir de 9 kVA au tarif réglementé.

La qualité du service client

Un tarif attractif perd vite son intérêt si le fournisseur facture mal ou répond tardivement aux réclamations. Le Médiateur national de l’énergie publie un indicateur utile : le nombre de litiges dont il est saisi pour 100 000 contrats. Il ne compte que les dossiers que le client n’a pas réussi à régler directement avec son fournisseur. Sur l’année 2025, la moyenne du marché s’établissait à 25 saisines pour 100 000 contrats. Enercoop arrivait en tête avec 6 saisines, tandis que Plenitude, l’ancien Eni, dépassait les 60 saisines. La mise à jour publiée en septembre 2026 fait état d’une nouvelle amélioration, avec une moyenne descendue à 18 saisines. Ce classement ne retient que les fournisseurs les plus importants, et il mesure les cas qui dégénèrent plutôt que l’expérience moyenne des clients. Il reste toutefois le seul indicateur public qui permette de comparer les acteurs entre eux.

La durée de l’offre et l’origine de l’énergie

Pour une offre à prix fixe, la durée de blocage est déterminante. Un prix garanti deux ou trois ans protège plus longtemps qu’un engagement d’un an. Il faut aussi regarder ce que prévoit le contrat à l’échéance, car le client bascule souvent sur une autre offre du fournisseur, parfois indexée. Ces conditions figurent dans la fiche descriptive de l’offre, que chaque fournisseur doit fournir avant la souscription.

L’origine de l’énergie intéresse de plus en plus de ménages. La plupart des offres « vertes » reposent sur des garanties d’origine : le fournisseur achète des certificats qui attestent qu’une quantité équivalente d’électricité renouvelable a été produite quelque part en Europe. Quelques fournisseurs vont plus loin et achètent directement leur électricité à des producteurs identifiés. En gaz, les offres annoncent une part de biométhane, variable d’un contrat à l’autre. La prudence reste de mise sur les promesses environnementales. En juin 2026, Que Choisir Ensemble a ainsi alerté les autorités sur des pratiques de communication qu’elle juge trompeuses chez Engie, Plenitude et TotalEnergies.

Quel fournisseur selon l’équipement de votre logement ?

Le bon fournisseur dépend d’abord des énergies qui alimentent votre logement. Les trois situations les plus courantes sont détaillées ci-dessous : le logement tout électrique, le chauffage au gaz, et le gaz limité à la cuisson et à l’eau chaude. Un tableau les résume ensuite.

Logement tout électrique

Quand le chauffage, l’eau chaude et la cuisson fonctionnent à l’électricité, la question du gaz ne se pose pas. Toute l’attention doit porter sur le contrat d’électricité. La consommation est souvent élevée, surtout en maison, et la puissance du compteur aussi. Que Choisir estime qu’il faut compter 9 kVA au-delà de 100 m², voire 12 kVA pour une grande maison chauffée à l’électricité. Dans ce cas, l’option heures pleines / heures creuses devient presque incontournable, d’autant que l’option base n’est plus proposée au tarif réglementé à partir de 9 kVA. Elle est encore plus avantageuse que le ballon d’eau chaude et une partie du chauffage peuvent tourner la nuit.

Les foyers capables de réduire fortement leur consommation certains jours d’hiver peuvent aussi regarder l’option Tempo d’EDF. Le kWh y est très bon marché la plupart de l’année, mais nettement plus cher les jours rouges, annoncés la veille. Pour le reste, le tarif réglementé sert de point de comparaison. Une offre fixe met à l’abri de la prochaine révision prévue en février 2027. Une offre indexée avec remise suit en revanche le TRVE dans les deux sens.

Logement chauffé au gaz

Dans un logement chauffé au gaz, c’est presque toujours le contrat de gaz qui pèse le plus lourd. La simulation de Que Choisir Ensemble de Nantes l’illustre parfaitement.

Pour ce type de foyer, mieux vaut donc consacrer l’essentiel de son temps à comparer les offres de gaz. Avec la hausse continue du prix repère depuis la rentrée, un prix fixe de deux ou trois ans offre une visibilité appréciable sur plusieurs hivers. Il faut néanmoins vérifier le montant de l’abonnement, qui varie fortement d’une offre fixe à l’autre. Le contrat d’électricité peut ensuite être choisi plus simplement, en misant sur un abonnement adapté à une puissance modeste.

Gaz pour la cuisson et l’eau chaude seulement

Quand le gaz ne sert qu’à cuisiner ou à produire de l’eau chaude, la consommation reste faible et l’abonnement prend une place disproportionnée dans la facture. La grille du prix repère de juillet 2026 l’illustre. Pour un usage cuisson et eau chaude, la CRE retenait un abonnement de 152,11 € par an et un kWh à 0,16054 €. Pour un usage chauffage, l’abonnement atteignait 359,63 €, avec un kWh plus bas, à 0,12766 €. Pour un petit consommateur, l’abonnement de l’offre compte donc davantage que son prix au kWh.

Un point mérite d’être vérifié avant de souscrire. Selon les offres, un foyer chauffé au gaz qui consomme entre 4 et 6 MWh par an peut être rattaché au profil cuisson et eau chaude ou au profil chauffage. Le profil retenu modifie l’équilibre entre l’abonnement et le prix du kWh, et donc le résultat de la comparaison.

Tableau qui indique, pour un logement tout électrique, chauffé au gaz ou équipé du gaz pour la cuisson et l’eau chaude, l’énergie à comparer en priorité, l’offre à privilégier et le point de vigilance.
Tableau qui indique, pour un logement tout électrique, chauffé au gaz ou équipé du gaz pour la cuisson et l’eau chaude, l’énergie à comparer en priorité, l’offre à privilégier et le point de vigilance.

Un seul fournisseur pour l’électricité et le gaz, bonne idée ?

Beaucoup de fournisseurs proposent de regrouper l’électricité et le gaz dans une offre dite « duale ». Cette formule a des atouts pratiques, mais elle a aussi des limites qui la rendent rarement gagnante sur le prix.

Ce que l’offre duale apporte

L’intérêt principal est la simplicité. Vous n’avez qu’un seul interlocuteur, un seul espace client et un seul calendrier de paiement pour les deux énergies. Les démarches sont aussi plus légères lors d’un déménagement, puisqu’un seul appel ou une seule demande en ligne suffit pour transférer les deux contrats. Certains fournisseurs ajoutent une remise ou un avantage réservé aux clients qui souscrivent les deux énergies. Ce geste commercial peut réduire un peu la facture la première année.

Pour un foyer qui n’a ni le temps ni l’envie de suivre deux contrats, cette formule peut donc se justifier. Elle convient surtout aux ménages dont la consommation est faible dans l’une des deux énergies, car l’enjeu financier d’une comparaison poussée y est limité.

Pourquoi comparer chaque énergie séparément reste plus rentable

Sur le prix, l’offre duale est rarement le meilleur choix. Que Choisir Ensemble l’écarte d’ailleurs de son comparateur. L’association estime qu’en l’état actuel du marché, ces offres ne figurent pas parmi les plus compétitives, et elle les déconseille. Un fournisseur peut en effet être très bien placé en électricité et moyen en gaz, ou l’inverse. Dans la simulation réalisée à Nantes en octobre 2026, la meilleure offre d’électricité venait d’ekWateur, alors que la meilleure offre de gaz était celle d’EDF. Regrouper les deux énergies chez l’un ou l’autre aurait fait perdre une partie de l’économie.

La remise accordée pour deux énergies mérite aussi d’être lue de près. Elle est parfois limitée dans le temps, ou supprimée si vous quittez le fournisseur pour l’une des deux énergies. Un incident de facturation ou un retard de traitement peut également toucher les deux factures en même temps. Le plus sûr est de comparer l’électricité et le gaz séparément, puis de regrouper les contrats seulement si le même fournisseur arrive en tête, ou presque, pour les deux.

Comparer et changer sans risque

Une fois vos critères en tête, il reste à choisir l’outil qui vous aidera à comparer les offres. Les règles qui encadrent le changement de fournisseur sont ensuite simples, et elles jouent en faveur du consommateur.

Quel comparateur utiliser ?

Le premier réflexe est de consulter le comparateur public du Médiateur national de l’énergie, accessible sur energie-info.fr ou depuis le site Service-Public. Il est gratuit et indépendant, et il recense les offres de tous les fournisseurs qui commercialisent de l’électricité ou du gaz auprès des particuliers. Vous y indiquez votre logement, votre consommation et vos préférences, par exemple une offre verte ou un prix fixe. L’outil classe ensuite les offres selon leur coût annuel estimé.

Le comparateur de Que Choisir Ensemble est une autre référence. L’association n’est pas rémunérée par les fournisseurs qu’elle compare, et elle actualise ses tarifs au début de chaque mois. Ses prix sont affichés toutes taxes comprises, sans les promotions ponctuelles. Comme l’association le reconnaît elle-même, ce classement se fonde uniquement sur les prix. Il faut donc le compléter par une vérification du service client.

Les nombreux comparateurs privés peuvent aussi rendre service, mais leur modèle économique est différent. Une partie d’entre eux est rémunérée lorsqu’elle transmet vos coordonnées à un fournisseur. Leur sélection ne couvre pas forcément tout le marché, et elle peut mettre en avant leurs partenaires.

Changer de fournisseur, gratuit et sans coupure

Changer de fournisseur ne coûte rien et peut se faire à tout moment, sans frais ni pénalité, même en cours d’offre à prix fixe, car l’engagement de durée ne lie que le fournisseur. Il suffit de souscrire auprès du nouveau fournisseur, qui se charge de résilier l’ancien contrat. Ni le compteur ni l’alimentation ne sont touchés. Vous disposez en outre d’un délai de rétractation de 14 jours après une souscription à distance. Les ménages sont encore peu nombreux à franchir le pas : au deuxième trimestre 2026, seuls 2,3 % des foyers ont changé de fournisseur d’électricité ou ouvert un compteur chez un alternatif, et 2,9 % en gaz.

Le bon fournisseur en 2026 est celui qui correspond à votre logement

Aucun fournisseur n’est le meilleur pour tout le monde. Le bon choix dépend de l’énergie qui chauffe votre logement, de votre consommation réelle et du niveau d’incertitude que votre budget peut supporter. Avant de signer, calculez le coût annuel total de chaque offre, abonnement compris, à partir des chiffres de votre dernière facture. Comparez ensuite l’électricité et le gaz séparément, car le fournisseur le mieux placé n’est pas toujours le même pour les deux énergies. Consultez enfin le classement du Médiateur national de l’énergie, pour ne pas troquer quelques euros d’économie contre des heures passées à réclamer une facture corrigée.

Si votre logement est chauffé au gaz, mieux vaut agir maintenant, car la saison de chauffe commence et le prix repère continue de grimper. Le changement est gratuit et se fait sans coupure. Vous pourrez toujours changer à nouveau si une offre plus intéressante apparaît.