Aides et primes pour améliorer son pouvoir d’achat en 2026
Prime d'activité réformée, indemnité carburant doublée, APL revalorisées, prime carburant à 1 000 € : découvrez toutes les aides et primes 2026 pour améliorer votre pouvoir d'achat, leurs conditions et les échéances à ne pas manquer avant le 31 décembre.


Le réflexe malin pour alléger vos dépenses
Découvrir mon offreEntre avril et septembre 2026, les aides destinées à soutenir le pouvoir d'achat ont connu une série de changements, parfois passés inaperçus. La hausse des prix du carburant, liée au conflit au Moyen-Orient, a poussé le Gouvernement à renforcer plusieurs dispositifs en cours d'année. Résultat : de nombreux guides en ligne affichent déjà des montants dépassés.
Du côté de l'État, la prime d'activité a été réformée au printemps pour près de 3 millions de ménages, et l'indemnité carburant pour les grands rouleurs vient d'être doublée pour la fin de l'année. Pour alléger vos factures, le chèque énergie peut encore être demandé, les aides au logement sont revalorisées au 1er octobre, et MaPrimeRénov' a restreint la liste des travaux financés depuis la rentrée. Si vous envisagez de passer à la voiture électrique, trois aides peuvent réduire la facture : une prime pour les gros rouleurs, une nouvelle aide pour l'occasion et le leasing social, relancé en juillet.
Votre employeur peut lui aussi vous aider, grâce à une prime carburant exonérée jusqu'à 1 000 €, à la prime de partage de la valeur, aux titres-restaurant et à d'autres avantages sans charges. Enfin, plusieurs de ces dispositifs s'arrêtent au 31 décembre 2026. Voici les montants à jour, les conditions à remplir, les simulateurs à utiliser et les échéances à retenir pour ne manquer aucune aide.
Les aides de l'État pour ceux qui travaillent
Deux aides versées par l'État soutiennent directement les revenus des actifs : la prime d'activité, réformée au printemps, et l'indemnité carburant destinée aux travailleurs qui roulent beaucoup, prolongée jusqu'à la fin de l'année. Voici comment savoir si vous y avez droit, ce qu'elles peuvent vous rapporter et comment les demander.
Prime d'activité : ce que change la réforme d'avril 2026
La prime d'activité est un complément de revenus versé chaque mois par la CAF, ou par la MSA pour les personnes qui relèvent du régime agricole. Elle s'adresse aux salariés, aux fonctionnaires et aux travailleurs indépendants dont les revenus sont modestes. Plus de 4,5 millions de foyers la perçoivent aujourd'hui, ce qui représente près de 8,8 millions de personnes couvertes.
Son montant repose sur deux éléments. Le premier est un montant forfaitaire, calculé selon la composition du foyer. Le second est une bonification individuelle, aussi appelée « bonus », qui dépend des revenus d'activité de chaque membre du foyer qui travaille. Deux mesures ont modifié ces éléments au 1er avril 2026.
Le montant forfaitaire a d'abord bénéficié de la revalorisation annuelle, fixée à 0,8 % cette année. Il atteint désormais 638,28 € par mois pour une personne seule sans enfant, contre 633,21 € auparavant, et 957,42 € pour un couple sans enfant. La véritable nouveauté concerne le bonus. Le Gouvernement l'a revalorisé de façon exceptionnelle pour les actifs dont les revenus dépassent 1 SMIC, avec une hausse qui peut atteindre 54 € par mois et par bénéficiaire. Le bonus maximal passe ainsi d'environ 184 € à environ 241 € par mois. Il est désormais atteint pour un revenu de 1,15 SMIC. Selon le ministère du Travail, près de 3 millions de ménages gagnent en moyenne 50 € de plus par mois grâce à cette réforme.
Deux exemples permettent de mesurer l'effet concret de cette mesure. Une personne seule sans enfant qui gagne 1,4 SMIC, soit 2 552 € brut par mois, voit sa prime passer de 16 € à 70 € par mois. Un couple avec deux enfants dont un seul membre travaille, pour un salaire de 1 854 € net, perçoit désormais 490 € au lieu de 436 €. Ce sont surtout les actifs dont les revenus dépassent le SMIC qui profitent de la hausse, tandis que le gain reste plus limité pour les revenus très faibles.
La réforme a aussi un effet moins visible : en relevant le bonus, elle ouvre la prime à des personnes qui n'y avaient pas droit jusqu'ici. Si vous avez déjà fait une simulation négative avant avril 2026, il vaut donc la peine de recommencer.
Pour percevoir la prime d'activité, vous devez avoir au moins 18 ans, exercer une activité professionnelle, résider en France de manière stable et disposer de revenus modestes. À titre indicatif, la prime cesse d'être versée au-delà d'environ 2 000 € nets par mois pour une personne seule. Pour un couple avec deux enfants dont un seul membre travaille, ce seuil se situe autour de 3 450 € nets. Les étudiants et les apprentis peuvent aussi en bénéficier s'ils gagnent plus de 1 117,26 € nets par mois, ou s'ils assument seuls la charge d'un ou de plusieurs enfants. La CAF retient le montant net social de vos revenus, qui figure sur votre bulletin de paie.
La prime étant calculée par trimestre, la hausse s'est appliquée à la déclaration trimestrielle qui comprend le mois d'avril. Les bénéficiaires l'ont constatée en juillet, en août ou en septembre 2026, selon la période couverte par leur déclaration. Si vous n'êtes pas encore allocataire, le simulateur de la CAF vous permet d'estimer vos droits en quelques minutes. La demande se fait ensuite en ligne, sur le site de la CAF ou de la MSA.
Indemnité carburant « grands rouleurs » : 100 € d'octobre à décembre 2026
L'indemnité carburant a été créée en mai 2026 pour limiter l'effet de la hausse des prix à la pompe liée au conflit au Moyen-Orient. Elle s'adresse aux actifs aux revenus modestes qui utilisent leur voiture pour travailler. Le guichet devait fermer le 30 septembre, mais le Gouvernement a annoncé le 22 septembre que le dispositif était renouvelé pour octobre, novembre et décembre 2026.
Le montant de l'aide double à cette occasion. L'indemnité initiale s'élevait à 50 € pour une période de trois mois, soit l'équivalent de 20 centimes par litre. Elle passe à 100 € pour la période d'octobre à décembre, ce qui représente environ 40 centimes par litre. Si vous avez déjà bénéficié de l'aide couvrant les mois d'avril à septembre, les 100 € vous seront versés automatiquement, sans nouvelle démarche.
Pour être éligible, vous devez vivre en France, avoir été domicilié fiscalement en France au titre de 2024 et être né avant le 1er janvier 2009. Vous devez surtout être considéré comme un « grand rouleur ». Concrètement, votre trajet entre votre domicile et votre lieu de travail doit mesurer au moins 15 km, soit 30 km aller-retour. À défaut, vous devez parcourir au moins 8 000 km par an pour votre activité professionnelle, trajets domicile-travail compris.
Les conditions de revenus s'assouplissent à partir d'octobre. Jusqu'ici, le revenu fiscal de référence 2024 de votre foyer ne devait pas dépasser 16 880 € par part. Désormais, une personne seule devient éligible jusqu'à 2 035 € de salaire net par mois. Ce seuil monte à 4 070 € pour un couple avec un enfant et à 6 100 € pour un couple avec deux enfants.
Le véhicule doit également remplir plusieurs conditions. Il doit fonctionner à l'essence, au diesel ou en hybride non rechargeable, être assuré et ne pas être déclaré comme endommagé. Les voitures électriques ou à hydrogène sont exclues, tout comme les véhicules de fonction ou de service, les poids lourds et les véhicules agricoles.
La demande se fait en deux étapes sur le site impots.gouv.fr. Un simulateur vérifie d'abord votre éligibilité en quelques questions. Si vous remplissez les conditions, il vous donne accès au formulaire de demande. Vous y indiquez votre état civil, votre numéro fiscal, le numéro d'immatriculation de votre véhicule et le numéro de votre carte grise. Vous certifiez ensuite que vous respectez les conditions de distance. L'aide est versée environ dix jours plus tard sur le compte bancaire enregistré dans votre déclaration de revenus.
Chaque personne ne peut percevoir qu'une seule indemnité, et un même véhicule ne peut ouvrir droit qu'à une seule aide. L'administration fiscale peut contrôler votre situation pendant cinq ans après le versement. Pensez donc à conserver les justificatifs qui prouvent votre éligibilité, comme une attestation d'employeur ou un relevé de vos trajets. Vous avez jusqu'au 31 décembre 2026 pour faire votre demande.
Les aides pour alléger les factures du logement et de l'énergie
Pour réduire vos dépenses de logement, trois dispositifs méritent votre attention : le chèque énergie, les aides personnelles au logement et MaPrimeRénov'. Les deux premiers soutiennent votre budget au quotidien, tandis que le troisième finance des travaux dont les règles ont évolué à la rentrée.
Chèque énergie 2026 : montant, calendrier et guichet de rattrapage
Le chèque énergie aide les foyers aux revenus modestes à payer les factures d'énergie de leur logement. Il permet de régler l'électricité, le gaz, le fioul ou le bois de chauffage. En 2026, son montant varie de 48 € à 277 € selon les revenus et la composition du foyer fiscal.
La campagne 2026 a marqué le retour au calendrier habituel, après une édition 2025 envoyée avec plusieurs mois de retard. Les chèques sont partis à partir du 1er avril 2026, et environ 4,5 millions de foyers l'ont reçu automatiquement. L'État a identifié 3,8 millions de bénéficiaires dès la première vague d'avril, puis 700 000 autres à partir du 1er mai. Cette identification repose sur les données fiscales du titulaire du contrat d'électricité, croisées avec le numéro de point de livraison du logement.
Si vous remplissez les conditions sans avoir rien reçu, vous n'avez pas perdu votre droit. Un guichet de rattrapage permet de demander votre chèque en ligne sur chequeenergie.gouv.fr, ou par courrier, jusqu'au 31 décembre 2026. Ce cas concerne souvent les personnes qui ont déménagé récemment ou qui déclarent leurs revenus pour la première fois. Vous pouvez vous faire accompagner dans une maison France services ou appeler le 0 805 204 805, un numéro gratuit.
Vous pouvez aussi choisir la façon dont vous utilisez votre chèque. Le e-chèque vous permet de disposer du montant dans votre espace personnel et de le dépenser en plusieurs fois. La préaffectation déduit automatiquement le montant de votre chèque de vos factures d'électricité ou de gaz de l'année suivante. Le chèque ouvre également des protections auprès de votre fournisseur, comme la gratuité de la mise en service lors d'un déménagement.
Aides au logement (APL) : ce qu'il faut vérifier en 2026
Les aides personnelles au logement regroupent l'APL, l'allocation de logement familiale (ALF) et l'allocation de logement sociale (ALS). Elles sont versées par la CAF, ou par la MSA, pour réduire le loyer ou les mensualités d'emprunt des ménages modestes.
Ces aides sont revalorisées chaque 1er octobre selon l'évolution de l'indice de référence des loyers du deuxième trimestre. Cet indice a progressé de 1,15 % sur un an, et les aides au logement augmentent donc de 1,15 % en moyenne au 1er octobre 2026, contre 1,04 % en octobre 2025. La hausse n'allait pourtant pas de soi, car le Gouvernement avait envisagé de geler ces aides dans le cadre de son « année blanche » budgétaire, avant qu'un amendement ne rétablisse la revalorisation.
Le gain reste modeste pour la plupart des foyers. L'APL moyenne s'élevait à 219 € par mois en 2025 selon la Cour des comptes, et elle devrait passer à environ 221,50 €, soit un peu plus de 30 € sur un an. Le montant réel dépend du loyer, des ressources, de la composition du foyer et de la zone géographique.
Le point essentiel à vérifier concerne vos ressources. La CAF calcule l'aide à partir de vos revenus des douze derniers mois et l'actualise tous les trois mois. Une baisse de revenus, un changement de situation familiale ou une naissance peuvent donc augmenter votre aide rapidement, à condition de les déclarer sans attendre. Si vous n'êtes pas allocataire, une simulation sur le site de la CAF vous indique en quelques minutes si vous pouvez en bénéficier.
MaPrimeRénov' : les travaux exclus depuis le 1er septembre 2026
MaPrimeRénov' finance une partie des travaux de rénovation énergétique des propriétaires, qu'ils occupent le logement ou le mettent en location. L'aide existe sous deux formes principales : le parcours par geste, pour des travaux ciblés, et le parcours accompagné, pour une rénovation d'ampleur. Un décret du 25 août 2026 a nettement resserré ces deux parcours.
Depuis le 1er septembre 2026, le parcours par geste ne finance plus plusieurs catégories de travaux. Les travaux d'isolation thermique en font partie, qu'il s'agisse des rampants de toiture, des plafonds de combles ou des toitures terrasses. Les systèmes de ventilation sont également exclus. Les poêles et chaudières à bois ou à biomasse le sont aussi, tout comme les pompes à chaleur dédiées à l'eau chaude sanitaire et les équipements solaires thermiques, sauf en Outre-mer. L'aide se concentre désormais sur la décarbonation du chauffage, notamment l'installation d'une pompe à chaleur.
La rénovation d'ampleur change elle aussi. Dans les maisons individuelles, elle ne peut plus être accordée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux. Ce parcours reste ouvert aux logements classés entre E et G sur leur diagnostic de performance énergétique. Il impose un accompagnement par un professionnel agréé et un gain d'au moins deux classes énergétiques.
Si vos travaux ne sont plus éligibles au parcours par geste, vous avez encore deux solutions. Vous pouvez les intégrer dans un projet de rénovation d'ampleur, qui peut inclure l'isolation, les menuiseries ou la ventilation. Vous pouvez aussi solliciter les primes des certificats d'économies d'énergie (CEE), versées par les fournisseurs d'énergie. Dans tous les cas, un conseiller France Rénov' peut vous orienter gratuitement vers l'aide la plus adaptée avant de signer un devis.
Les aides pour se déplacer moins cher
Plusieurs dispositifs réduisent le coût d'une voiture électrique, selon que vous l'achetez neuve, d'occasion ou que vous la louez. Voici l'aide réservée aux actifs qui roulent beaucoup, la nouvelle prime pour l'occasion et le leasing social, relancé cet été.
Aide à l'achat d'une voiture électrique pour les gros rouleurs (jusqu'à 7 600 €)
Depuis le 1er septembre 2026, une aide spécifique s'adresse aux actifs qui dépendent de leur voiture pour travailler et qui roulent beaucoup. Elle vise les ménages dont les revenus sont trop élevés pour le leasing social, mais qui restent dans la classe moyenne. L'aide peut atteindre 7 600 € pour une voiture électrique fabriquée en Europe.
Trois conditions doivent être réunies. Vos revenus doivent se situer entre le 6e et le 8e décile, ce qui correspond à un revenu fiscal de référence compris entre 16 880 € et 27 310 € par part. Vous devez utiliser votre véhicule personnel pour votre activité professionnelle. Vous devez enfin parcourir au moins 12 000 km par an dans ce cadre, trajets domicile-travail compris.
Cette aide n'est pas versée par l'État, mais par les fournisseurs d'énergie, dans le cadre des certificats d'économies d'énergie (CEE). Le montant de 7 600 € constitue donc un plafond, et la somme réellement proposée dépend de l'opérateur et du véhicule choisi. Avant de commander, demandez une offre écrite qui précise le montant garanti et la date du versement. Les commandes doivent être passées avant le 1er janvier 2027 pour bénéficier de ce régime.
Nouvelle aide pour une voiture électrique d'occasion
Le bonus écologique de 1 000 € pour l'occasion avait disparu fin 2024. Depuis le 1er septembre 2026, une nouvelle prime prend le relais, elle aussi financée par les certificats d'économies d'énergie. Elle concerne l'achat comme la location, et elle n'impose aucune condition de revenus.
Le véhicule doit toutefois remplir plusieurs critères. Il doit être 100 % électrique et avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023. Vous devez l'acheter ou le louer auprès d'un professionnel de l'automobile habilité. Sa batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité initiale, ou à défaut une autonomie d'au moins 200 km. Vous vous engagez enfin à garder la voiture au moins trois ans.
Le montant reste modeste pour la plupart des acheteurs. Il dépend de l'opérateur auprès duquel vous faites la demande, et il tourne autour de 300 à 400 €. Les professionnels de l'aide à domicile et des services à la personne bénéficient en revanche d'une majoration, qui porte l'aide à environ 2 000 € par véhicule. Pour y avoir droit, la voiture doit coûter au maximum 25 000 € TTC et peser moins de 1 800 kg.
Leasing social : le dispositif reconduit en 2026
Le leasing social permet de louer une voiture électrique neuve pour un loyer réduit, sans apport. L'aide de l'État est versée directement au loueur, qui la déduit du coût de la location. Le guichet a rouvert le 16 juillet 2026, avec un objectif d'au moins 50 000 voitures destinées aux ménages modestes.
Pour en bénéficier, vous devez être majeur, domicilié en France et disposer d'un revenu fiscal de référence inférieur ou égal à 16 880 € par part. Pour un premier loyer versé en 2026, l'administration retient l'avis d'imposition 2025, portant sur les revenus de 2024. Vous devez aussi utiliser votre voiture pour travailler, avec un trajet domicile-travail de plus de 10 km ou plus de 8 000 km parcourus chaque année pour votre activité. Si vous avez déjà profité du leasing social en 2024 ou en 2025, vous ne pouvez pas en bénéficier à nouveau.
Le contrat dure au moins trois ans, et le loyer reste inférieur à 200 € par mois pour au moins 15 000 km par an. Chaque loueur doit également proposer au moins un quart de ses offres à 140 € par mois ou moins. Ce loyer n'inclut ni l'assurance, ni les options, ni la recharge. Un simulateur officiel, disponible sur service-public.gouv.fr, vous permet de vérifier votre éligibilité avant de choisir un modèle. Les éditions précédentes ont fermé avant la date prévue, faute de places, et il vaut donc mieux ne pas attendre.
Les primes à demander à son employeur
Votre employeur peut aussi soutenir votre pouvoir d'achat, à travers la prime carburant, la prime de partage de la valeur, les titres-restaurant et plusieurs autres avantages exonérés.
Prime carburant : jusqu'à 1 000 € exonérés en 2026
La prime carburant, aussi appelée prime de transport, permet à l'employeur de prendre en charge tout ou partie de vos frais de carburant pour vos trajets entre votre domicile et votre lieu de travail. Elle est facultative : aucune entreprise n'est obligée de la verser. Son montant et ses conditions sont fixés par un accord d'entreprise ou de branche, ou à défaut par une décision de l'employeur après consultation du CSE.
Pour aider les salariés face à la hausse des prix à la pompe, son plafond d'exonération a été relevé deux fois en 2026. D'abord fixé à 300 €, puis porté à 600 € cet été, il atteint désormais 1 000 € par an et par salarié pour les primes versées jusqu'au 31 décembre 2026. Dans cette limite, la prime échappe aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu.
Les conditions d'attribution ont aussi été assouplies. La prime peut désormais être versée même si votre domicile ou votre lieu de travail est desservi par les transports en commun, et même si votre employeur rembourse déjà une partie de votre abonnement. Vous devez tout de même vous trouver dans l'une de ces trois situations : habiter ou travailler dans une agglomération de moins de 100 000 habitants, avoir des horaires incompatibles avec les transports en commun, ou devoir vous déplacer à vos frais entre plusieurs lieux de travail.
Ces règles temporaires cesseront de s'appliquer au 1er janvier 2027. Si votre entreprise ne verse pas encore cette prime, les prochaines semaines sont donc le bon moment pour en parler à votre service RH. La prime carburant ne doit pas être confondue avec l'indemnité « grands rouleurs », qui est versée directement par l'État.
Prime de partage de la valeur : jusqu'à 3 000 € ou 6 000 € exonérés
La prime de partage de la valeur, souvent appelée « prime Macron », est elle aussi facultative. Votre employeur peut vous verser jusqu'à 3 000 € par an sans cotisations sociales. Ce plafond passe à 6 000 € si l'entreprise a mis en place un accord d'intéressement ou de participation. La prime peut être versée jusqu'à deux fois par an, en une à quatre échéances.
Son traitement fiscal dépend de la taille de l'entreprise et de votre salaire. Si votre entreprise compte moins de 50 salariés et que vous gagnez moins de trois SMIC, soit environ 5 600 € brut par mois, la prime est totalement exonérée d'impôt sur le revenu, de CSG et de CRDS. Dans les autres cas, elle reste exonérée de cotisations sociales, mais elle est soumise à la CSG, à la CRDS et à l'impôt.
L'année 2026 est la dernière pour profiter de ce régime avantageux. À partir du 1er janvier 2027, toutes les primes seront soumises à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le revenu, quelle que soit la taille de l'entreprise. Vous pourrez toutefois éviter l'impôt en plaçant votre prime sur un plan d'épargne salariale, dans la limite des mêmes plafonds.
Titres-restaurant : 7,32 € de part patronale exonérée et un usage élargi jusqu'au 31 décembre 2026
Les titres-restaurant restent l'avantage le plus répandu en entreprise. En 2026, l'employeur doit financer entre 50 et 60 % de leur valeur, et sa participation est exonérée de cotisations dans la limite de 7,32 € par titre. Sur une année de 220 jours travaillés, la part patronale peut ainsi dépasser 1 600 € nets pour le salarié.
Vous pouvez dépenser jusqu'à 25 € par jour avec vos titres, au restaurant comme en magasin. Depuis 2022, une dérogation vous permet aussi de payer en supermarché des produits alimentaires qui ne sont pas directement consommables, comme les pâtes, le riz ou la farine. Cette possibilité est maintenue jusqu'au 31 décembre 2026. Une proposition de loi examinée à l'automne prévoit de la prolonger d'un an, mais elle n'est pas encore adoptée. Mieux vaut donc utiliser vos titres pour vos courses avant la fin de l'année.
Les autres avantages exonérés
Le forfait mobilités durables permet à votre employeur de financer vos trajets domicile-travail à vélo, en covoiturage ou en trottinette partagée. Cette aide est exonérée d'impôt et de cotisations dans la limite de 600 € par an et par salarié.
Le CESU préfinancé aide à payer les services à la personne, comme la garde d'enfants, le ménage, le soutien scolaire ou l'aide aux personnes âgées. Depuis le 1er janvier 2026, il est exonéré de cotisations et d'impôt dans la limite de 2 591 € par an et par salarié.
Les chèques-vacances, souvent distribués par le CSE, financent les séjours et les loisirs. Leur attribution ne peut plus dépendre de votre ancienneté dans l'entreprise, et les CSE ont jusqu'au 31 décembre 2026 pour appliquer cette règle.
Les titres-cadeaux sont exonérés de cotisations s'ils ne dépassent pas 200 € par salarié sur l'année en 2026. Au-delà, l'exonération reste possible s'ils sont attribués pour un événement reconnu par l'URSSAF, comme Noël, un mariage, une naissance ou la rentrée scolaire, dans la limite de 200 € par événement.
Comment vérifier ses droits avant la fin de l'année
Pour faire valoir tous vos droits, commencez par les simulateurs officiels, puis notez les échéances qui approchent. Ces deux réflexes prennent peu de temps et évitent de laisser de l'argent sur la table.
Les simulateurs officiels à utiliser
Le portail mesdroitssociaux.gouv.fr est le meilleur point de départ. Il permet d'évaluer gratuitement, sans créer de compte, vos droits à 58 aides nationales et locales en quelques minutes. Vous y découvrez les aides auxquelles vous êtes éligible, leur montant estimé et leurs conditions d'attribution.
Pour affiner votre estimation, chaque dispositif a aussi son propre outil. Le site de la CAF propose un simulateur pour la prime d'activité et un autre pour les aides au logement. L'indemnité carburant se vérifie sur impots.gouv.fr, et le chèque énergie sur chequeenergie.gouv.fr. Service-public.gouv.fr met à disposition un test d'éligibilité au leasing social. Pour un projet de travaux, un conseiller France Rénov' vous oriente gratuitement vers les aides adaptées.
Ces simulations ne donnent qu'une estimation : seul l'organisme qui verse l'aide peut confirmer vos droits. Si un résultat est positif, faites la demande sans attendre.
Les échéances à ne pas manquer d'ici fin 2026
Plusieurs dispositifs de 2026 prennent fin le 31 décembre. C'est la date limite pour demander l'indemnité carburant de 100 € et votre chèque énergie si vous ne l'avez pas reçu automatiquement. C'est aussi le dernier jour pour que votre employeur vous verse une prime carburant exonérée jusqu'à 1 000 €, ou une prime de partage de la valeur avec le régime fiscal le plus favorable. Toujours à cette date, les titres-restaurant cesseront de payer les produits alimentaires non directement consommables, sauf si la prolongation en discussion est adoptée.
Côté voiture électrique, les commandes qui ouvrent droit à l'aide pour les gros rouleurs doivent être passées avant le 1er janvier 2027. Le leasing social n'a pas de date de fin fixe, mais les éditions précédentes ont fermé dès que les places étaient épuisées.
Les titres-restaurant émis en 2026 restent enfin valables jusqu'au 28 février 2027. La fin du format papier est annoncée pour le 1er mars 2027, sous réserve de l'adoption de la réforme en cours.

Les montants présentés dans ce tableau proviennent de Service-public.gouv.fr, du ministère du Travail, de la CAF, du ministère de l'Économie, du Code du travail numérique et de l'URSSAF, et sont à jour au 1er octobre 2026.
Faites le point sur vos droits avant la fin de l'année
En 2026, plusieurs aides ont été renforcées pour aider les ménages à faire face à la hausse des prix, qu'elles viennent de l'État ou de votre employeur. Beaucoup de ces coups de pouce restent pourtant temporaires, et plusieurs s'arrêtent le 31 décembre. Prenez donc quelques minutes pour vérifier vos droits sur les simulateurs officiels, puis faites vos demandes sans attendre. N'hésitez pas non plus à interroger votre service RH sur les primes exonérées que votre entreprise pourrait encore vous verser cette année.


